Entreprises familiales : les taux de transmission restent bas en France

Les entreprises familiales sont nombreuses et jouent un rôle crucial dans l’économie nationale. Mais mais se transmettent mal, constate une étude de l’Edhec. En cas de ratage du passage de témoin, des emplois sont détruits.

L’Edhec Family Business Centre (EFBC), un laboratoire spécialisé de la business school, a construit une base de données regroupant les taux de transmission de plus de 25 pays. Elle met en évidence des différences flagrantes entre les pays, indépendamment de leur niveau de développement économique. Les taux de transmission sont meilleurs en Italie et en Allemagne soù le passage de relais se fait dans 65 % des cas, contre moins de 20 % au Royaume-Uni et seulement 12% en France.

 

La première explication réside dans l’ environnement fiscal. Plus les taxes induites sont élevées, plus le taux de transmission est faible. Parmi les autres déterminants à prendre en compte : l’accès aux marchés de capitaux. L’étude révèle que plus les entreprises ont un accès facilité aux marchés, plus le taux de transmission a tendance à baisser. Si d’autres facteurs tels que les variables démographiques, culturelles et réglementaires ont leur importance, leur influence est éclipsée par la « Taxe Premium » sur les transmissions.

 

Selon une autre étude de KPMG , les entreprises familiales sont, pour 58% d’entre elles, détenues à 100% par la famille fondatrice . Le dialogue social est souvent apaisé , voire paternalistes (le dirigeant écoute attentivement ses salariés et leur demande en retour de s’impliquer dans l’entreprise, dixit KPMG). Ces structures Elles créent beaucoup plus d’emplois que l’ensemble des entreprises françaises. mais restent peu ouvertes à l’actionnariat salarié. Résultat : l’avantage devient un grave inconvénient en cas d’échec de la transmission, des emplois sont détruits.