Epide : une enquête de l’Ifop confirme que l’insertion accompagnée, ça marche

L’établissement pour l’insertion dans l’emploi (Epide) remplit bien sa mission. C’est la principale conclusion d’une étude confiée à l’Ifop sur les trajectoires professionnelles des anciens volontaires de cette structure chargée de donner une nouvelle chance aux jeunes de 18 à 25 ans sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification professionnelle.

L’enquête porte sur les personnes qui quitté le dispositif depuis au moins 6 mois. Premier enseignement, près des deux tiers (63 %) des jeunes suivis sont en emploi ou suivent une formation qualifiante. Dans le détail, 47 % exercent une activité professionnelle, tandis que 16 % améliorent leurs compétences.

 

Ceux qui occupent un job bénéficient d’une situation plus stable que la moyenne nationale. Pour preuve, 67 % ont signé des contrats longs, dont 32 % de CDI, 29 % de CDD de 6 mois ou plus, et 6 % des contrats d’intérim de 6 mois minimum.

 

Les 19 centres de l’établissement (bientôt 20) forment à des métiers très divers. D’où la pluralité des secteurs d’insertion. Le service aux entreprises, l’industrie, les forces de sécurité (armée, police, etc.) le médico-social, les services à la personne, l’hôtellerie-restauration, le commerce arrivent en tête. L’artisanat, le gardiennage et l’agriculture complètent le tableau.

 

L’Epide, créé en 2005 et dirigé de puis 2014 par Nathalie Hanet (Photo), accueille 3500 jeunes par an an, dont 30 % sont issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville.