Erreur de casting : l’entreprise s’en aperçoit après deux semaines, en moyenne

À en croire une enquête du cabinet de recrutement Robert Half auprès de 305 DG et managers en France, le délai moyen avant de réaliser que l’on s’est trompé de candidat est de deux semaines. Et ce n’est pas sans conséquence.

Certains flairent rapidement le loupé, d’autres mettent plus de temps à reconnaître qu’une nouvelle recrue ne répond pas aux attentes du poste. Le délai moyen est d’environ deux semaines. Les principales raisons sont : compétences inadéquates (42 %), qualification insuffisante (39 %) et découverte de mensonges sur le CV (37 %).

 

Face à cette situation, 43 % des DG et managers disent mettre immédiatement fin au contrat du salarié, avant de se lancer à nouveau dans un processus de recrutement. Plus indulgents, 34 % prévoient un programme de formation pour l’intéressé. « En cas de mauvaises décisions de recrutement, il convient de réagir au plus vite afin de ne pas laisser les problèmes paralyser un service ou porter atteinte à la productivité de l’entreprise », conseille Olivier Gélis, directeur général de Robert Half France (photo).  D’autant que les conséquences peuvent être lourdes. Pour 50 % des dirigeants interrogés, c’est le reste de l’équipe qui pâtit d’une augmentation de charge de travail, avec un risque d’accroissement du stress (35 %). Un tiers du panel cite la perte de productivité et des coûts de recrutement plus élevés.

 

En outre,  « repartir dans un processus est coûteux, notamment en matière de temps passé pour recruter et aussi pour former. Il est donc très important d’accorder une attention soutenue à l’attitude, à la compatibilité culturelle ou encore aux détails du CV pendant l’entretien d’embauche », insiste Olivier Gélis .