ESS : sociale et solidaire, mais pas encore paritaire

 

L’économie sociale et solidaire (ESS) qui représente 10,5 % de l’emploi total est aussi marquée par les inégalités femmes hommes. Les indicateurs de disparité sont légion : non-mixité des métiers, plafond de verre, temps partiels, inégalités salariales. Le secteur promet de réagir.

 

Avec 69 % de femmes salariées, mais seulement 56 % de cadres féminins, 45 % de femmes membres de conseils d’administration et 37 % de femmes présidentes, l’économie sociale et solidaire a des progrès à faire. L’accord signé par l’Udes patronat du secteur et les organisations syndicales de salariés en 2015 – dans lequel 12 outils et mesures sont recommandés – a permis de redynamiser les travaux menés dans les différentes branches de l’ESS.

 

Cet accord a été positif et utile : 10 branches sur 14 ont engagé des négociations ou sont en cours de négociation sur le sujet.  Sur ces 5 dernières années, la croissance du nombre d’accords d’entreprise signés sur l’égalité femmes/hommes est plus importante dans l’ESS que dans le reste de l’économie (+ 110 % contre +50 %).

 

Les professions concernées veulent y voir un début encourageant. Pour Hugues Vidor, président de l’Udes, «ces avancées témoignent d’une dynamique positive. La mobilisation en faveur de ce sujet doit s’accélérer car les marges de progrès restent importantes. L’intégration d’indicateurs d’égalité professionnelle femmes/hommes dans la plateforme Valor’ESS, dédiée à la mesure de l’impact social des entreprises de l’ESS, devrait aider les employeurs à progresser. Cette thématique aura une place importante dans le travail de réflexion que l’Udes lance sur sa marque employeur ».