État-régions : le détail des trois engagements réciproques en matière d’emploi et de formation

L’État et les régions nouent un partenariat en faveur de l’emploi, de la formation, de l’apprentissage et du développement économique. Les conseils régionaux prennent du galon, devenant des s acteurs incontournables dans ces domaines. À commencer par le plan d’urgence visant 500 000 formations au profit des demandeurs d’emploi.

 

Ce nouveau partenariat repose sur trois objectifs. Primo, mieux adapter le parcours des demandeurs aux enjeux locaux. Dans cet esprit, est-il convenu, les régions co-piloteront avec l’État le service public régional de l’emploi, l’orientation des crédits nationaux de la formation et le fonds social européen. Cela passera par des conventions avec Pôle emploi, dans le but de mettre en adéquation les axes du développement économique avec l’offre de formation. Les données détenues par Pôle Emploi relèveront désormais d’un open data accessible aux régions. À terme, des mutualisations de moyens entre services de l’État et régions seront recherchées. 

 

Secundo, le partenariat tend à mettre les formations professionnelles initiales au service de la jeunesse. De nouveaux cursus seront ouverts pour répondre aux métiers de demain. Davantage de titres professionnels deviendront accessibles via l’apprentissage, y compris pour des jeunes ayant 25 ans révolus. Dans le même temps, des parcours mixtes renforcés verront le jour, en s’appuyant sur l’enseignement professionnel. Autre engagement le soutien aux campus des métiers et des qualifications. En amont, le service public régional de l’orientation jouera un rôle clé. 

 

Tertio, la démarche confirme la primauté de la compétence des régions sur les autres échelons territoriaux en matière de développement économique. Tous les leviers publics en faveur des projets des entreprises (interventions de la Banque publique d’investissement, de l’Agence France Entrepreneur, crédits du 3e programme d’investissement d’avenir, moyens alloués à l’intelligence économique) prendront en compte les orientations régionales. Enfin, dans le cadre de la réforme en cours des pôles de compétitivité, l’État veillera à accroître la décentralisation vers les régions en matière de coordination et d’animation.