Etude ADP Research Institute : moins d’un salarié français sur quatre se sent valorisé au travail

ADP Research Institute a enquêté sur la propension des salariés à changer d’employeur, et sur les motivations de ceux qui décident de bouger ou au contraire de s’incruster. Résultat : les salariés français ont tendance à changer d’emploi moins souvent que dans le reste du monde, tout en restant ouverts au changement .

Les résultats publiés dans le rapport Evolution of work 2.0 d’ADP montrent que les salariés européens ont tendance à se focaliser sur les facteurs qui les affectent quotidiennement au travail, alors que les employeurs ont une vision plus élargie, particulièrement pour les perspectives de carrière sur le long terme. Alors que le marché du travail se porte mieux, avec notamment près de 82 000 emplois créés en France entre janvier et juillet 2017 d’après ce même Rapport national sur l’emploi en France du même ADP, le décalage de perception sur l’entreprise entre salariés et employeurs devient de plus en plus visible.

 

L’étude montre que les salariés français ont tendance à changer d’emploi moins souvent que dans le reste du monde, tout en restant ouverts au changement : 63 % des répondants estiment que la sécurité de l’emploi n’existe plus aujourd’hui et près de 2/3 (61 %) pensent que l’on doit toujours rechercher de nouvelles opportunités. Les employeurs devraient donc prêter attention à cette situation, car seuls 47 % des salariés estiment que leur travail répond à leurs attentes.

 

« Bien sûr, la rémunération et les horaires de travail jouent un rôle important dans la fidélisation des salariés, mais répondre à leurs attentes est la clé », analyse Ahu Yildirmaz,vice-présidente et directrice de l’ADP Research Institute. « Les salariés disent avoir plus de chance de rester dans une entreprise si leur rôle est en accord avec les attentes demandées par l’entreprise au moment de l’embauche, ainsi que s’ils comprennent comment leur rôle aide à atteindre les objectifs de l’entreprise. Quand un poste s’éloigne de cet accord, les salariés pensent déjà à partir. »

 

Un autre constat important de l’étude est que les salariés européens se sentent moins valorisés et estimés que dans le reste du monde. Seuls 23 % des salariés français se sentent estimés au travail, contre 56 % de leurs homologues allemands. « Se sentir valorisé semble être un facteur essentiel à l’épanouissement professionnel   que les employeurs peuvent encore beaucoup améliorer par rapport aux autres facteurs émotionnels tels que la loyauté, l’engagement et la confiance. », recommande ADP.