Étude : la génération Y est plus conventionnelle qu’on le croit

ManpowerGroup publie une étude mondiale sur la Génération Y au travail, menée auprès de 19 000 jeunes de la génération Y dans 25 pays. Elle révèle qu’en France, 38 % des jeunes actifs de cette génération travaillent plus de 40 heures par semaine et 17 % plus de 50 heures.

 

Contre toute attente, les jeunes actifs français de la génération Y plébiscitent l’emploi à temps complet (73 %), loin devant les nouvelles formes d’emploi. La sécurité de l’emploi (84 %) arrive en seconde position derrière l’argent (86 %). Pour cette tranche de la population salariée, la carrière est perçue comme un marathon. Plus de la moitié des jeunes concernés (51 % en France) s’attendent à travailler après 65 ans. Ils sont 27 % (16 % en France) à prévoir d’être encore en activité à plus de 70 ans et 12 % (8 % en France) répondent qu’ils travailleront probablement encore au jour de leur mort. Au Japon, ils sont plus d’un tiers à le penser.

 

Les membres de la génération Y sont appelés à travailler plus longtemps que les générations précédentes. 84 % d’entre eux (85 % en France) prévoient d’entrecouper leur carrière de congés sabbatiques ou de longue durée (plus de quatre semaines). Alors que les femmes envisagent plus spontanément des interruptions pour s’occuper des autres – enfants, parents âgés, etc. – hommes et femmes plébiscitent à égalité des pauses pour leurs loisirs.

 

La génération du millénaire se déclare prêt à adopter de nouvelles façons de travailler, faisant ainsi le pari de la rupture et de ses conséquences. Les trois quarts des salariés de cette tranche d’âge (85 % en France) occupent un emploi à plein temps aujourd’hui, mais plus de la moitié indiquent être ouverts à de nouveaux modes de travail à l’avenir – free-lance, « petits boulots » ou cumul de plusieurs activités rémunérées. Ils sont 34 % au niveau mondial à envisager de travailler en autoentrepreneur (22 % en France). 93 % d’entre eux sont prêts à consacrer de leur temps et/ou de l’argent pour se former davantage. L’étude souligne l’existence d’une corrélation positive entre le succès d’une carrière – meilleure formation, meilleure préparation à l’emploi et meilleure rémunération – et la « facilité d’apprentissage », définie par la soif et la capacité d’apprendre.

 

« Bien sûr, les membres de la génération Y ont besoin de sens et de projets dans leur parcours professionnel. Il s’agit bien d’un parcours, et pas d’une carrière, qui va les enrichir autant personnellement que professionnellement. C’est un nouveau pacte que l’entreprise doit passer avec eux, pour coconstruire un futur dans un monde hybride et toujours changeant », déclare Alain Roumilhac, président de ManpowerGroup France.