Etude Mercer : les efforts de diversité n’accélèrent pas encore la carrière des femmes

Les femmes, qui continuent à être sous-représentées dans les stratées supérieures,  ne progressent pas dans leur carrière malgré les efforts des entreprises depuis 20 ans pour atteindre la mixité et l’égalité, selon la nouvelle étude internationale de Mercer intitulée When Women Thrive, Businesses Thrive. Si les pratiques actuelles restent inchangées, seulement un tiers des postes de direction seront assurés par du personnel féminin d’ici dix ans.

 

 Romain Bureau, senior partner chez Mercer France, est formel : « Alors que les efforts faits pour la diversité ces dernières décennies ont donné lieu à des améliorations du taux de représentation des femmes dans les niveaux supérieurs de l’entreprise, notre étude confirme qu’il faudrait attendre des dizaines d’années avant d’atteindre une véritable égalité » Selon l’enquête qui évalue globalement l’impact des pratiques et des politiques de mixité dans les organisations sont encore loin d’atteindre l’égalité des sexes. Bien que les femmes représentent 41% de la population active à l’échelle mondiale, elles sont surtout présentes sur les fonctions support. Et si elles représentent 40% des non cadres et 36% des cadres, elles ne sont que 26% à occuper des fonctions cadres supérieurs et 19% de dirigeants.

 

« Même si les flux de promotion vers les plus hauts niveaux  sont un peu favorables que précédemment, ils ne contribuent que marginalement à modifier les ratios. Il faut passer à la vitesse supérieure », note en substance  Romain Bureau.

 

En France, 82% des emplois à temps partiels sont occupés par des femmes et près de la moitié d’entre elles restent cantonnées dans 10 des 86 familles professionnelles. Quant à la proportion de dirigeantes et de cadres supérieures, elle se limite à 28%.   « La loi Zimmerman a un effet très positif sur la proportion de femmes administratrices, il reste du chemin à parcourir pour développer en entreprise le vivier des futurs administratrices, leur donner les mêmes possibilités d’expérience que leur collègues masculins et élargir ainsi les capacités des entreprises à préparer les dirigeants de demain. Songeons à la logique accrue de coopération qu’implique l’entreprise digitale et agile, et modifions le biais culturel qui existe parfois dans nos représentations des critères de performance et de gestion des talents », conclut  le partner de Mercer France.