Évolution en vue pour la loi de sécurisation de l’emploi

Le ministre du Travail, François Rebsamen et son homologue de l’Économie, Emmanuel Macron, ont réuni les partenaires sociaux ce 3 avril pour discuter du bilan de la mise en œuvre de l’ANI 2013 et de la loi de sécurisation de l’emploi (LSE). Le 2 avril, l’exécutif avait présenté son propre état des lieux, en dix-sept fiches très détaillées. Sa conclusion : « la LSE est une bonne loi, fondée sur un bon accord. Elle met en place un modèle de marché du travail qui conjugue capacité des salariés à faire face aux aléas et marge de manœuvre des entreprises pour anticiper les mutations économiques et s’adapter aux chocs de la conjoncture. Notamment, cette loi a initié un mouvement de fond, qui consiste à mettre en place des droits portables qui suivent le salarié tout au long de sa carrière, jusque dans les périodes de chômage : complémentaire santé, compte personnel de formation, droits rechargeables. », insistent les deux ministres. Ils présentent  la loi de sécurisation de l’emploi comme « le symbole d’une méthode fondée sur le dialogue social, et la démarche qui a présidé à son élaboration se poursuit dans son évaluation ».

 

Patronat et syndicats ont, de leur côté, souhaité approfondir le bilan jusque mi-mai. A l’issue de ces travaux, une nouvelle concertation aura lieu entre le gouvernement et les partenaires sociaux. En toile de fond demeure la réforme du CDI dont le Medef caresse l’espoir, mais que les syndicats rejettent. « Nous examinerons ensemble les correctifs législatifs ou réglementaires qu’il pourrait être nécessaire d’apporter », font savoir François Rebsamen et Emmanuel Macron.