Evolution of work2.0 : l’étude que tout employeur devrait lire avant les NAO

Avec la montée du chômage, les entreprises ont sans doute relâché leur effort en vue de satisfaire leurs équipes. Pour un collaborateur partant, il y en avait dix qui frappaient à porte. La donne est en train de changer, et l’insatisfaction au travail ravalée ces dernières années s’exprime. Comme dans l’étude Évolution of Work 2.0 menée par ADP Research Institute auprès de plus de 8 500 salariés et employeurs dans 13 pays. Les résultats concernant la France sont alarmants.  

 

Seulement un employé français sur quatre juge que son entreprise l’aide efficace en ce qui concerne le développement professionnel. Seuls 26 % des salariés jugent leur entreprise efficace en matière de pilotage des carrières.  Sept sur dix considèrent que leur employeur n’effectue pas des recrutements pertinents. Ce n’est pas tout : deux sur trois trouvent la politique salariale inappropriée et une proportion presque identique a le sentiment de faire du sur place au sein de la structure qui l’emploie. Résultat logique : près de la moitié des prospects pensent qu’il faut quitter sa boîte pour accroître sa rémunération et se voir confier plus de responsabilités.

 

Pour autant, ils sont moins nombreux à vouloir sauter le pas. Les salariés français demeurent relativement fidèles: 52 % d’entre eux ne veulent absolument pas quitter leur entreprise, note l’enquête. Si quatre sur dix considèrent qu’il faut constamment rester à l’écoute du marché, à peine 15 % disent être activement à la recherche d’un nouveau job. Sur ce plan, nos voisins européens sont plus mobiles.

 

 ADP Research Institute note que les DRH sous-estiment le nombre de collaborateurs en état de recherche active . Ils sont aussi moins attentifs aux souhaits d’évolution interne que leurs homologues allemands ou britanniques. « Cette étude est inquiétante et devrait inciter les directions des ressources humaines à prendre la mesure du problème de leur gestion des talents et du développement de leurs collaborateurs : il y va des performances futures de leurs organisations », conclut le document.