Externalisation informatique de PSA : pour la CFE-CGC, la prime ne suffit pas

Le syndicat ne digère toujours pas le principe de l’externalisation d’une partie des services informatique. Il demande toujours le retraiut du projet, malgré l’attribution d’une prime et le le droit au retour dans un délai de trois ans.

 

Après le mouvement de grève du 16 février dernier sur les sites PSA de Bessoncourt (95), Mulhouse (68) et Sochaux (25), le syndicat des cadres et agents de maîtrise manifeste ce 2 mars dans le Val d’Oise. Il refuse toujours le projet d’externalisation des services informatiques qui concerne 210 personnes. « Après 4 semaines d’annonces et de fausses négociations, les salariés externalisés ne se sentent ni entendus, ni pris au sérieux. La situation actuelle est en train de conduire à un résultat perdant pour l’ensemble des parties concernées », disent ses représentants.

 

Le groupe  propose de verser 6000 € bruts à chacun des salariés dont le poste sera transféré à Capgemini. Il garantit aussi un droit au retour chez PSA dans un délai de trois ans en cas «d’inadéquation de poste» et la possibilité de choisir une autre «mobilité externe» jusqu’à fin mars. Pour la CFE-CGC, cette assurance n’est pas protectrice. Le come back ne sera pas automatique et nécessitera l’accord de l’employeur. En outre, la prime lui semble insuffisante.

 

Pour l’heure, la direction reste de marbre. Toutefois, à la demande du CHSCT et des services médicaux, elle a  accepté de mettre en place une cellule psychologique.