Femmes dirigeantes : le G7 a des leçons à prendre auprès des pays émergents

Selon l’étude annuelle de Grant Thornton intitulée « Women in Business », 24 % des dirigeants dans le monde sont des femmes : un chiffre en progression cette année.

 

A l’occasion de la Journée internationale de la Femme, le groupe d’audit et de conseil Grant Thornton publie son étude annuelle intitulée « Women in business », extraite de l’enquête International business report, menée auprès de 5 520 entreprises dans 36 pays. Le rapport IBR atteste d’une légère progression du nombre de femmes présentes aux niveaux hiérarchiques les plus élevés du monde des affaires : 24 % au niveau mondial, contre 22 % l’année dernière.

 

Des progrès restent encore à faire dans certaines régions développées Bien que cette augmentation soit encourageante, le document note qu’une entreprise sur trois ne compte aucune femme parmi ses dirigeants. Les pays du G7, notamment, se retrouvent au bas du classement pour ce qui concerne le respect de la parité au sein des organes de direction. Seuls 22 % des dirigeants sont des femmes et 39 % des entreprises n’en comptent aucune au sein de leur conseil d’administration. Parmi les pays affichant les taux les plus bas, l’on retrouve également le Japon (7 %), l’Allemagne (15 %) et l’Inde (16 %). Alors que certains pays émergents montrent l’exemple.

 

Suite à la mise en place par de nombreux gouvernements de quotas imposant la présence de femmes au sein des conseils d’administration, les pays d’Europe de l’Est et d’Asie Pacifique affichent les taux les plus élevés de femmes occupant des postes de haut management (respectivement 35 % et 34 %). Seuls 16 % et 21 % des entreprises de ces régions ne tiennent pas compte des règles de parité au niveau des postes de direction. Le numéro 1 du classement « par pays » est la Russie où 45 % des dirigeants sont des femmes, suivie par les Philippines et la Lituanie (39 % chacun).