Filière sidérurgique : les métallos CGT tirent la sonnette d’alarme

Ascométal repris par Schmolz-Bickenbach, Ilva racheté ar ArcelorMittal,  fusionde Tata Steel avec Thyssen Krupp Steel ,  désengagement de Vallourec. La température monte dans les aciéries et les conséquences s’avèrent néfastes pour l’emploi, s’alarme la Fédération de la métallurgie CGT.

Les restructurations et concentrations en cours sont porteurs de risques pour les salariés français de la filière, estime la fédération des travailleurs de la métallurgie CGT (FTM-CGT). Pour preuve, Schmolz-Bickenbach programme la fermeture du laminoir des Dunes , près de Dunkerque (59), de l’aciérie d’Hagondange (57) et du train à fil de Fos-sur-Mer (13) d’ici à fin 2019. Tata Steel et ThyssenKrupp Steel, qui fusionnent, projettent de supprimer 4000 emplois en Europe. Pour la FTM-CGT, « l’aciérie électrique de St Saulve, propriété du groupe Ascoval, est en sursis, puisqu’elle n’est pas reprise. Le syndicat se montre aussi pessimiste pour l’avenir des usines Vallourec  dans l’Hexagone. Bref, les transformations en cours annoncent des délocalisations, alors que la tendance du marché est à la relance des industries consommatrices d’acier (automobile, ferroviaire, énergie, BTP, etc.)

 

Le syndicat propose sinon des nationalisations, du moins des prises de participation publique dans le capital de ces entreprises « pour pouvoir peser sur les stratégies». Il rêve d’une table ronde réunissant l’État, les régions, et «  tous les acteurs, syndicats inclus », pour « prendre des décisions visant à sauvegarder la filière dans le pays, garantir et relancer l’emploi ».