Fin septembre, le chômage a sensiblement reculé, constate la Dares

Fin septembre 2017, en France métropolitaine, parmi les personnes inscrites à Pôle emploi et tenues de rechercher un emploi, 3 475 600 sont sans emploi et 2 140 300 exercent une activité réduite,  soit au total 5 615 900 personnes.

 

Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans aucun emploi) baisse de 0,2 % (–7 600) sur trois mois. Par rapport au mois précédent, le reflux est 1,8 % , soit 64 800 demandeurs en moins. Sur un an, le recul s’établit à 0,5 %.

 

L’activité réduite monte en puissance. Sur trois mois, le nombre de personnes concernées par un emploi représentant 78 heures ou moins dans le mois (catégorie B) augmente de 4,0 % et celui des personnes dites « en activité réduite longue », c’est-à-dire plus de 78 heures dans le mois (catégorie C) s’accroît de 2,3 %. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C augmente sur trois mois de 1,0 % (+53 300). Ce nombre recule de 0,5 % sur un mois (–30 100) et progresse de 2,6 % sur un an.

 

Pour le Medef, il faut accélérer les réformes. « Nous sommes dans une situation paradoxale avec une activité qui reprend, des difficultés de recrutement, et un recul encore relatif du nombre de chômeurs. Cela doit nous interpeller. Nous devons travailler sur la réforme de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance chômage », dit son président, Pierre Gattaz. De son côté, FO considère que « si l’activité économique peut reprendre, elle n’est pas nécessairement synonyme de création d’emplois de qualité, c’est-à-dire avec des rémunérations revalorisées, qui permettent une vraie relance par la consommation ». La CGT, elle, voit  « une dangereuse spirale où le chômage subsiste à un haut niveau tandis que la précarité ne cesse de progresser»