Financement de la sécurité sociale: le Medef formule des griefs

Pour le Medef, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2016) présenté le 8 octobre en conseil des ministres contredit les dispositions du pacte de responsabilité sans répondre à l’urgence de réformes

Le mouvement patronal se dit déçu par la timidité des économies prévues par le texte. « La réduction des déficits n’est pas à la hauteur de la gravité de la situation », analyse-t-il. Le niveau de déficit, bien qu’ayant diminué, lui semble insuffisant pour faire face à des défis tels que le vieillissement et les innovations. Le projet prévoit une baisse du déficit de 3Mds€ à fin 2016, après un reflux de l’ordre de 400M€ précédemment. Le trou du régime général prévu en 2016 est d’un peu plus de 10Mds€, et de plus de 14Mds€ si l’on inclut le Fonds de solidarité vieillesse et le retour à l’équilibre n’est pas attendu avant 2019.

 

« Le redressement des comptes sociaux doit désormais être une priorité du gouvernement, ce qui passe nécessairement par une maîtrise réelle des dépenses et des réformes structurelles à engager », insiste l’organisation. Pour la branche maladie, le Medef déplore que « les réformes structurelles de l’offre de soins – en particulier de l’hôpital public – sont ajournées et l’essentiel des économies seront à nouveau supportées par les produits de santé.».

Le patronat estime en outre que le PLFSS « un coup de canif dans les engagements du gouvernement en repoussant du 1er janvier au 1er avril 2016 la baisse des cotisations sociales pour les salaires compris entre 1,6 et 3,5 SMIC, au risque de casser la confiance dont ont besoin les entreprises pour investir et embaucher ».