FO conteste le regroupement des plans de la Nouvelle France industrielle

Sur la forme , la confédération dirigée par Jean-Claude Mailly trouve que le gouvernement manque de fair-play. Il a pris, seul, « sans concertation préalable », la décision de regrouper les 34 plans de la « Nouvelle France industrielle » lancés en septembre 2013 en une dizaine.

 

Sur le fond, FO estime qu’il s’agit « à nouveau d’une réduction dictée par l’austérité : fusionner et réduire pour faire des économies sur les 3,7 Mds€ de financements prévus pour ces plans qui constituent autant de stratégies porteuses d’une nouvelle offre industrielle française et donc pouvant être génératrice d’innovation, de maintien et de développement d’emplois »

 

Le 12 septembre 2013, le Président de la République et le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique lançaient conjointement à l’Élysée ces 34 feuilles de route très détaillées. L’ambition est claire : remettre au goût du jour l’idée que la France est une grande nation industrielle, solide, productive, capable de se réinventer et de devenir pionnière dans la troisième révolution industrielle, au carrefour des transitions écologique et énergétique d’une part, digitale et numérique d’autre part . Pour ce faire, l’exécutif se propose de « rassembler les acteurs économiques et industriels autour d’un objectif commun, de mettre les outils de l’État au service de ce dessein et de mobiliser les écosystèmes locaux pour construire une offre industrielle cohérente et compétitive, capable de gagner des parts de marché aussi bien dans l’Hexagone qu’à l’international et de créer ainsi des emplois nouveaux ».

 

Moins de deux ans plus tard, ce grand dessein semble rattrapé par le réalisme économique. « S’il convient que l’État les coordonne au mieux, en lien avec le Conseil national de l’industrie, il ne saurait être question qu’il les réduise en nombre et en ambition de contenu. Or, fusionner les plans conduit inévitablement à abandonner des secteurs d’activités aujourd’hui concernés par les 34 plans », estime FO.