FO Métaux met en garde contre une casse sociale sans précédent  dans le secteur automobile

Le zèle écologiste des parlementaires va faire des dégâts sur le plan social. C’est le cri d’alarme de la fédération FO Métaux, après le vote en commission d’un amendement interdisant la vente de tout véhicule thermique (essence, diesel, gaz naturel) à partir de 2040. C’est-à-dire, demain. L’amendement du rapporteur Jean-Louis Fugit  a été introduit dans le cadre du projet de loi Mobilités

 

Miise en application telle quelle, cette disposition « pourrait générer la suppression de 70.000 emplois en France d’ici 2025-2030 et 340.000 d’ici 2040 », estime FO Métaux. La fédération lance « un appel à la raison aux députés pour revenir sur cette disposition catastrophique pour l’avenir de la filière lors du débat en séance publique ».

 

L’objectif affiché par les parlementaires est d’interdire purement et simplement la vente de véhicules thermiques d’ici 2040. Concrètement, l’impact social va être sans précédent. « L’excellence française dans l’industrie automobile est aujourd’hui menacée », poursuit le syndicat, tout en reconnaissant la nécessité d’évoluer vers une mobilité durable. « Nous devons pouvoir investir le champ de la recherche et du développement sur les batteries électriques et les véhicules hybrides. La mobilité durable implique l’innovation et l’intelligence collective, ce qui demande du temps. Loin des objectifs fixés comme des totems politiques ou électoralistes, il faut privilégier une approche réfléchie, sans exclure des solutions parfois imparfaites ; c’est notamment le cas du diesel, mais aussi de l’électrique. Ne mettons pas la charrue de l’électrification avant les bœufs de l’industrialisation de la filière auto », résume Laurent Smolnik, secrétaire fédéral FO en charge du secteur automobile (photo).