Fonction publique : les syndicats s’interrogent sur la poursuite des négociations engagées

Le ministère de la Fonction publique n’existe plus de plein droit. La question de la poursuite des négociations engagées se pose, les syndicats s’en préoccupent.

 

Nathalie Makarski, présidente de la Fédération des services publics de la CFE-CGC, veut rencontrer sans tarder Gérarld Darmanin, nouveau ministre de l’Action et des Comptes publics (photo), qui supervise la Fonction publique. Elle veut avoir l’assurance que les sujets de négociation  en cours avec son prédécesseur (carrières, rémunération, santé au travail, etc.) ne seront pas laissés en plan. « Les dossiers sont nombreux et nécessiteraient un ministère à part entière », dit la Fédération.

 

La FSU avait, la première, réagi à la disparition du ministère de la Fonction publique. Pour l’organisation présidée par Bernadette Groison, « il n’est pas acceptable de traiter des missions de services publics par le seul prisme budgétaire ». La fédération affirme qu’elle « portera ses exigences pour faire valoir la nécessité de service public sur l’ensemble du territoire afin de répondre aux besoins des usages ». L’Unsa, la CFDT et la CGT ont également regretté, chacune dans son style, le rattachement de la fonction publique à Bercy.  

 

En réalité, ce lien n’est pas nouveau. Dans le gouvernement Fillon, Éric Woerth était à la fois ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État. Le rapport entre dépenses publiques et service de l’État existe aussi dans plusieurs pays européens. En Espagne, Cristóbal Montoro est ministre des Finances et des Administrations publiques.  En Irlande, la tutelle des fonctionnaires est tenue par Paschal Donohoe qui manage aussi les Dépenses publiques et des Réformes.