Fonction publique territoriale : pour les syndicats CGT, FAFPT, FSU et SUD, le vote à distance sape la démocratie

Pour ces quatre organisations et leurs représentants dans la fonction publique territoriale, « la démocratie ne peut vivre pleinement que par sa dimension collective, son organisation dans la proximité, de la distribution de la profession de foi jusqu’à glisser son bulletin dans l’urne ». Autrement dit, le vote à distance nuit à l’expression de la démocratie, notamment à l’occasion des élections professionnelles. Ils en veulent pour preuve l’érosion inéluctable de la participation.  Son taux est tombé en 16,8 % pour le collège actif en 2021 (29,03 % pour celui des retraités). En 2014, année de l’instauration du vote électronique, le taux était encore de 31,4 % contre 35,87. En 2008, après introduction du vote par correspondance, loin des 45,16 % de 2001 quand on devait  glisser physiquement son bulletin dans l’urne.

 

« L’organisation d’un scrutin démocratique exige que tous les moyens soient mis en œuvre pour permettre aux agents de se déplacer pour voter: journée banalisée, navettes pour transporter les agents les plus éloignés du bureau de vote, campagnes d’informations », réclament les syndicats CGT , FAFPT, FSU et SUD . Ils insistent : « Tous les dispositifs favorisant l’expression démocratique puissent être utilisés et mis à disposition de chaque salarié. Ceci pour tous les suffrages professionnels et notamment pour les 1,8 million de fonctionnaires et agents publics de la fonction publique territoriale lors des élections professionnelles 2022 »