Formation : nouvelles pistes pour les agents des collectivités territoriales

Un rapport du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) publié le 1er mars déplore l’échec du DIF et du livret individuel de formation, mais constate « l’avancée essentielle » qu’a constitué la formation obligatoire des agents les moins qualifiés, ceux de la catégorie C.  Elle formule des propositions pour améliorer la formation professionnelle des agents territoriaux. 

Dans un contexte de restructurations territoriales permanentes, de mutualisations et de fusions, la formation est plus importante que jamais et les élus employeurs, observe le rapport, piloté par Didier Pirot (FO). Les agents « doivent se saisir de ce sujet stratégique et développer les plans de formation. » Le CSFPT insiste sur l’obligation légale d’établir un plan de formation par toutes les collectivités locales et recommande de contraindre les collectivités à la remplir, y compris en appliquant les pénalités prévues, tout en encourageant les plans mutualisés, au profit des employeurs dépourvus de services RH. Le droit individuel à la formation et le livret individuel de formation ayant montré leurs limites en étant peu ou mal utilisés, il faudra veiller faire mieux avec le compte personnel de formation qui remplace le DIF depuis le 1er janvier 2017.

 

Une autre recommandation du rapport concerne la durée de la formation initiale minimale. Elle gagnerait à être renforcée. La lutte contre l’illettrisme figurant parmi les actions prioritaires. Pour la suite de la carrière des agents, la formation continue, qui est encore parfois présentée comme le parent pauvre de la formation professionnelle, se doit d’être mise en avant et redynamisée, en tenant grand compte de la qualité. L’un des moyens pour y parvenir serait de « faire peser sur l’employeur sa part de responsabilité sur les obligations de formation d’intégration et de professionnalisation ». Les leviers tels que la VAE et le bilan de compétence devraient être actionnés plus fréquemment. En outre, Le CSFPT préconise de prévoir une négociation obligatoire tous les 3 ans sur la gestion prévisionnelle des emplois et parcours professionnels dans les collectivités de plus de 50 agents, et dans les collectivités concernées par une fusion ou mutualisation.

 

Dans un autre registre, il est préconisé de mettre à disposition de chacun des agents un guide de la formation professionnelle, accessible, mais complet. Le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale rappelle également la nécessité de la formation des représentants du personnel sur ces questions.