Formation professionnelle : les entreprises du médicament signent un accord de branche

Leem (les Entreprises du Médicament) ont conclu le 3 décembre avec 4 organisations syndicales de salariés (CFDT, CFTC, CFE-CGC et FO), représentant une audience de 74,43%, un accord de branche sur la formation professionnelle tout au long de la vie et la GPEC. La CGT, et l’UNSA se sont déclarées non-signataires.

 

Cet accord traduit au niveau de la branche l’accord national interprofessionnel du 14 décembre 2013 et la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle, en l’adaptant aux spécificités du secteur, dont un des enjeux majeurs est de passer d’une logique de moyens, en appréciant la formation par rapport à sa durée ou à son prix, à une logique de résultats en termes d’évolution ou de valorisation des compétences.

Avec une politique d’abondement de branche ciblée du compte personnel de formation (CPF), les partenaires sociaux mettent en avant des moyens incitatifs aux comptes personnels pour l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle (CQP), la validation des acquis ou tout projet de mobilité externe. Les salariés à temps partiel, ceux occupant un emploi menacé et les seniors seront également prioritaires.

Cependant, le CPF pourra pleinement se mettre en place lorsque la Commission Nationale de Certification Professionnelle (CNCP) aura inscrit à son inventaire les formations et certifications sur les compétences clés répondant aux besoins du marché du travail.

Par ailleurs, les missions de l’observatoire des métiers, de l’emploi et de la formation des entreprises du médicament, est renforcé. cet organisme fait figure de pionnier dans le genre, puisqu’il a été créé en depuis 20 ans.

Autre point de l’accord, des objectifs ambitieux ont été fixés à l’organisme collecteur de la branche, Opca Défi. Notamment en matière d’évaluation de la qualité des formations et des diagnostics GPEC pris en charge. Il devra aussi en place des « forfaits parcours » dans les différents dispositifs de formation, afin de les individualiser

Pour les jeunes, le texte prévoit « une politique de l’alternance volontariste avec notamment une offre renforcée de formations par apprentissage répondant aux besoins spécifiques du secteur et des dispositions favorables pour les contrats de professionnalisation ».

Enfin, cet accord vise à mieux orienter la formation professionnelle vers ceux qui en ont le plus besoin, notamment les jeunes, les seniors, les salariés les moins qualifiés, ceux dont l’emploi est menacé, les salariés des TPE et PME ainsi que les personnes atteintes d’un handicap.

Les entreprises du médicament emploient près de 100 000 salariés. Leur effort de formation est nettement supérieur à la moyenne nationale : 66,7% de salariés formés dans l’industrie pharmaceutique, contre 45,14% dans l’ensemble des secteurs industriels. Elles y consacrent. 3,7% de la masse salariale, soit 20 points de plus que les autres industries