Formation professionnelle : pour l’ANDRH, il est urgent de réformer

Les résultats du sondage que publie l’Association nationale des DRH ce 29 janvier sont formels : le circuit de la formation professionnelle est « complexe, coûteux, inefficace et injuste ». Le système « favorise les entreprises et les salariés qui comprennent et maîtrisent son fonctionnement régi par des règles inégales entre les territoires, les secteurs et les tailles d’entreprise ». Pour preuve, même parmi les professionnels des ressources humaines, 54 % trouvent les méandres « pas clairs ».

 

En lien avec la complexité, la gouvernance laisse à désirer comme le montrent les querelles institutionnelles qui paralysent la négociation sur la réforme. Celle-ci est pourtant indispensable, disent en substance les DRH interrogés. Les réformes précédentes n’ont pas « changé fondamentalement la donne » et leurs effets ne sont pas satisfaisants. Pour 24 % des DRH et RRH interrogés, la décentralisation n’a pas fait la preuve de son efficacité. À peine un sur quatre considère qu’il faudrait conserver la région comme pilote central du dispositif

 

En outre, pour plus de 70 % des répondants, l’offre actuelle de formation n’est que partiellement adaptée aux besoins des entreprises, en terme de coût, de qualité, d’innovation, d’adaptation aux évolutions des métiers.La simplification attendue par les professionnels RH implique la coordination des acteurs, la transparence sur l’utilisation et la destination de chaque euro investi dans la formation. Cela pourrait passer par la fusion du compte individuel de formation (CIF) et du compte personnel de formation (CPF)  à laquelle 78 % du panel sont favorables. À condition qu’elle n’ait pas pour effet de supprimer toute possibilité de reconversion. 

 

Par ailleurs, les DRH et RRH estiment que l’investissement des entreprises dans le développement des compétences doit être reconnu et pour cela bénéficier d’un avantage fiscal. Ils sont 88 % à partager cette analyse.

 

 

 

 

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