FSU : la question de l’emploi est indissociable celle de la formation

Reçue ce 2 juin à Matignon, la FSU a fait part de ses préconisations pour lutter contre le chômage.

Pour la FSU, la situation de l’emploi ne peut être dissociée des enjeux propres à la formation et aux qualifications professionnelles. « Même si l’annonce de l’augmentation du nombre de contrats aidés faite hier par le ministre du Travail constitue un outil dans la lutte contre le chômage des jeunes, cela ne peut être le moyen ultime pour stabiliser voire inverser la tendance à la hausse de la courbe du chômage », estime l’organisation.

 

Le renforcement et le développement des moyens et des missions de Pôle emploi restent selon elle « un axe majeur dans cette période continue de hausse du nombre de demandeurs d’emploi ». Le syndicat propose l’organisation sans délai d’une conférence nationale, rassemblant tous les acteurs de la lutte contre le chômage, la précarité et l’exclusion. L’abondement du compte personnel de formation des chômeurs à hauteur de 100 h lui semble insuffisant. « Pour former, qualifier et insérer professionnellement les demandeurs d’emploi, le gouvernement doit aller plus loin », indique-t-elle, en plaçant la barre à 1607 h par bénéficiaire.

 

En ce qui concerne l’apprentissage, la FSU demande au gouvernement de clarifier les objectifs visés et faire le bilan des financements . Last but not least, elle rappelle l’engagement du Président de la République à revaloriser l’enseignement professionnel qui compte plus de 550 000 élèves.