Fusions-acquisitions : les salariés peuvent y trouver leur compte

Il n’y a qu’à voir ce qui se passe à la Fnac et chez Darty pour comprendre qu’une opération de fusion-acquisition est très souvent synonyme de réduction d’effectifs. Le nouvel ensemble réorganise son siège. Cela entraînera la suppression de 111 postes via des départs volontaires, en partie compensés par la création de 86 nouveaux. Au total, 172 postes vont être supprimés, mais une partie d’entre eux étant vacants, 111 salariés seront impactés. Il semble néanmoins que les entreprises prennent l’habitude de retenir par la manche ceux qui cherchent à partir avec un chèque en poche. Et pas seulement les happy few détenant des savoir-faire critiquent.

 

C’est ce que confirme une étude de Mercer, publiée ce 4 juillet. On y apprend que l’une des tendances de fond, ces derniers temps, est « l’élargissement des programmes de rétention à tout type de collaborateurs ». Plus précisément, interrogés sur l’éligibilité des salariés autres que les dirigeants aux bonus de rétention, 70 % des répondants font mention « d’autres salariés critiques pour l’intégration » et 35 % « d’autres salariés, qu’ils soient ou non critiques pour l’intégration ». Ce dernier chiffre est deux fois et demie supérieur à celui figurant dans le rapport publié en 2012 par Mercer.

 

La raison de ce revirement serait la pénurie de personnel qualifié, prêt à l’emploi, connaissant les produits et les procédures. C’est bon à savoir, pour les négociateurs de NAO dans les entreprises concernées, qui ne sont pas toujours de grands groupes.