Futur : Cobotique, cybersécurité industrielle, intelligence artificielle, les besoins de recrutement explosent

L’Apec et CESI publient une nouvelle étude dans la série « Usine du futur, bâtiment du futur : quelles évolutions pour les métiers cadres ? ». Elle passe en les compétences recherchées par les entreprises dans les domaines d’avenir tels que le bâtiment intelligent, la cobotique, la cybersécurité industrielle, l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle, la réalité augmentée et la simulation numérique.

L’étude révèle que le nombre d’offres d’emploi publiées par l’Apec, qui requièrent des compétences dans ces six domaines, a fortement augmenté entre 2016 et 2017. Il oscille ainsi entre +27 % pour les offres relevant du bâtiment intelligent et +119 % pour celles de la cobotique. Les entreprises de services du numérique ainsi que les cabinets d’ingénierie – R et D sont les principaux pourvoyeurs d’offres dans ces technologies. Autre résultat marquant : Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes concentrent plus d’une offre sur deux dans quatre des six domaines étudiés.

 

Les recruteurs, tout comme les experts interrogés s’accordent à dire qu’il est nécessaire d’investir dans la formation pour trouver des profils en adéquation avec les besoins. Ils jugent également important d’accompagner la montée en compétences de leurs collaborateurs vers une meilleure appropriation des outils du numérique.

 

De leur côté, les cadres ont bien intégré la portée de la transformation en cours. Interrogés sur les impacts de la transformation numérique sur leur quotidien de travail, 46 % des cadres de l’industrie et de la construction pensent que les métiers vont évoluer dans les dix ans à venir et que le contenu de leur activité se modifiera. Ils sont proportionnellement moins nombreux à entrevoir des créations ou des destructions d’emploi.  Les cadres expriment également un besoin d’être formés aux outils de demain, 58 % d’entre eux envisageant une action en ce sens au cours des trois prochaines années.

 

« Les effets de la transformation sont déjà visibles pour une majorité de cadres, notamment en matière d’organisation du travail, d’expertise et de management, mais aussi de nouvelles compétences à mobiliser », expose Pierre Lamblin, directeur des études de l’Apec.  Vincent Cohas, DG de CESI, (photo) abonde : « Tout s’accélère, le marché du travail change, les compétences ne sont pas aux rendez-vous de la reprise, même timide. Cette étude s’inscrit donc dans un contexte d’urgence, urgence de formations initiales adaptées pour les jeunes et de formations continues renouvelées pour les salariés. »