Gabriel Attal s’attire l’ire des syndicats de l’Agence nationale des chèques vacances

Le Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, laisse entendre que le gouvernement compte mettre fin au monopole de l’Agence nationale des chèques vacances (ANCV) sur ce titre prépayé permettant aux salariés de payer tout ou partie de leurs frais de vacances et de tourisme (billets de train, d’avion, séjour en village club, hôtels, campings, etc.). Le plus souvent, en bénéficiant d’une subvention de l’employeur.

 

Cette perspective inquiète, mais surtout irrite les syndicats de l’établissement. Ils font savoir avec fermeté leur opposition à la libéralisation : « cette mesure ne vise qu’à satisfaire l’appétit insatiable » d’opérateurs privés. Elle couperait net « le lien essentiel entre chèque-vacances et mission sociale ».

 

Le marché évalué à 1,7 Mds€ aiguise l’appétit de nombreux groupes présents dans le secteur des avantages aux salariés. L’ANCV touche plus de 50 000 clients, et la très grande majorité des comités sociaux et économiques, soit au total 10 millions de bénéficiaires directs et indirects.  « Tout l’argent généré par cet établissement ne rémunère aucun actionnaire. Il est consacré à sa transition numérique et au financement des programmes d’action sociale consacrés aux plus modestes — jeunes, familles, séniors, personnes en situation de handicap — insistent les protestataires.