Gestion de la performance: les entreprises peuvent mieux faire

Les entreprises reconnaissent la gestion de la performance comme un levier essentiel, mais ne lui accordent pas suffisamment d’importance. Faute de temps ou de méthode.

Alors que la période des entretiens annuels d’évaluation s’ouvre dans les entreprises, une étude Towers Watson auprès des salariés et des managers de 384 employeurs en Europe montre que « les organisations se reposent souvent sur des approches traditionnelles pour gérer la performance de leurs salarié ». A peine quatre entreprises sur dix jugent leurs processus de gestion de la performance efficaces. Seuls 39 % des collaborateurs estiment que les managers lui accordent suffisamment d’importance et 47 % regrettent que les managers n’ont pas le temps de le mettre en œuvre correctement.

 

Pourtant, 88 % des entreprises interrogées affirment que c’est le principal levier pour aligner les objectifs individuels avec les priorités stratégiques. Elles prévoient donc de faire évoluer leur approche. Une majorité de structures vont faire évoluer leur processus en la matière, en misant sur les nouvelles technologies. Il semble cependant qu’il ne s’agisse à ce stade que de réflexions puisque les trois-quarts des organisations sondées continuent de procéder de manière traditionnelle à des évaluations une ou deux fois par an et 42 % déclarent que le processus aboutit essentiellement à l’attribution d’une note ou d’un score. Seules 5 % des entreprises ont supprimé la gestion de la performance ou prévoient de le faire. Et si 23 % des entreprises envisagent de supprimer les scores ou notes de performance, seules 6 % ont déjà pris des mesures dans ce sens.

 

Marie Pussier, responsable du département rémunération de Towers Watson France, explique : « Si ces conclusions n’ont rien de très surprenant, elles permettent néanmoins de mettre en lumière certaines lacunes importantes auxquelles les entreprises doivent remédier pour améliorer l’efficacité et la perception de la gestion de la performance.». Pour l’experte de Towers Watson, les changements envisagés sont davantage des évolutions que des révolutions.