Grand froid : l’inspection du travail sur le pont

Avant de brandir la menace de sanctions, les Direccte jouent leur rôle de conseil auprès des entreprises et notamment des PME en leur rappelant les règles légales en cas de grand froid. Les températures particulièrement basses invitent les employeurs à respecter certaines mesures pour assurer la sécurité de leurs salariés et protéger leur santé physique et mentale.

Concernant l’aménagement des postes de travail, ils doivent veiller à fournir un chauffage adapté des locaux, un accès à des boissons chaudes, un moyen de séchage ou stockage de vêtements de rechange. Des aides à la manutention manuelle permettant de réduire la charge physique de travail et la transpiration sont aussi fortement recommandés.

 

Sur le plan de l’organisation du travail, l’administration insiste sur la planification des activités en extérieur. La durée des prestations à l’air libre devrait être limitée, la fréquence des pauses adaptée. Un temps de récupération supplémentaire après des expositions à des températures très basses est de mise.

 

En troisième lieu, les Direccte soulignent l’importance de la tenue vestimentaire. Elle « devra permettre une bonne protection contre le froid sans nuire aux exigences inhérentes à la tâche à effectuer (mobilité et dextérité pour l’essentiel). La tenue adoptée devra être compatible avec les équipements de protection individuelle prévus pour d’autres risques (travail en hauteur, protection respiratoire, etc. Lorsqu’ils sont utilisés conjointement avec les vêtements de protection contre le froid », recommande-t-on.

 

L’inspection du travail fait savoir que « des contrôles inopinés pourront être engagés pour veiller au respect de ces mesures notamment dans les secteurs d’activités les plus concernés » . Il s’agit notamment du BTP, de l’industrie des transports et du commerce de détail. Les sanctions peuvent aller de la simple mise en demeure à une procédure de sanctions pénales.