Grèves et perturbations : le risque de chômage partiel se profile

Le PDG du groupe pétrolier réagit au blocage des installations du groupe. Il veut réviser ses investissements en France  et vient de demander aux salariés non- grévistes de prendre des RTT et des congés et menace de recourir au chômage technique. Les grévistes n’en ont cure, mais ceux qui sont au travail ne veulent pas subir les conséquences de la situation.

 

La CFE-CGC trouve les propos du PDG « très inquiétants pour l’avenir du raffinage en France et pour l’emploi » . Le syndicat des cadres, également opposée à la loi Travail, n’approuve pas ce qu’elle considère comme la « prise d’otage des installations et de l’outil de travail sachant que le projet de loi Travail dépasse largement le cadre de Total ». Il veut croire qu’il est possible « d’intervenir auprès des députés et des sénateurs pour amender le texte et supprimer toutes les dispositions néfastes pour l’encadrement, comme le refus de l’inversion de la hiérarchie des normes, du referendum d’entreprise, et tient à ce que la définition des licenciements économiques soit ramenée à la santé financière ».  

 

Dans un communiqué commun, les organisations patronales CGPME, FNSEA, MEDEF, Udes, UNAPL et UPA ont fait savoir que « les grèves dans les transports et les difficultés d’approvisionnement en carburant commencent à impacter l’activité économique. Certaines entreprises tournent au ralenti, les plus fragiles d’entre elles voyant même leur existence menacée disent les patrons.