Handicap : le niveau de contribution des universités contesté

Utiliser l’argent du handicap pour combler une partie du déficit des universités, les syndicats de fonctionnaires sont contre, et le font savoir.

 

Un amendement au projet de loi de finances 2015, visant à réduire la contribution des universités au Fonds pour l’insertion des personnes handicapées de la fonction publique (FIPHFP) provoque un tollé syndical. Pour les défenseurs de ce texte, il faut prendre en compte les dépenses consenties par les établissements d’enseignement supérieur pour la recherche sur le handicap, ainsi que leurs efforts d’insertion des étudiants handicapés. Si elle est adoptée, cette mesure pourrait entrainer un manque à gagner de 15M€ pour le fonds. « Ce texte n’a pas fait l’objet de la moindre concertation à l’échelon du Comité National du FIPHFP », soulignent d’une seule voix sept organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, Unsa FSU et Solidaires), demandant aux députés de ne pas voter l’amendement. « L’Etat doit donner les moyens aux établissements de fonctionner. Ce projet d’amendement confond la nécessaire mise en accessibilité pour les publics en situation de handicap et la politique de recrutement et de maintien des agents  dans l’emploi ».

Pour l’exercice 2013, le FIPHPH disposait de 148,7M€ de recettes, dont 38,7M€ provenaient de la Fonction publique de l’Etat le reste étant constitué des contributions des collectivités territoriales et des établissements hospitaliers.