Hôpitaux publics : les DRH s’attendent à une dégradation du climat social

Les DRH des établissements hospitaliers publics sont sur le pied de guerre. Préoccupés par des questions budgétaires, obligés de resserrer la masse salariale et confrontés aux risques psychosociaux, ils doivent aussi accompagner les changements.

Une étude du cabinet Obea pour ma fédération hospitalière de France (1 000 hôpitaux et environ 3 800 établissements médico-sociaux.) conclut qu’il faut améliorer la qualité de vie au travail et par là-même les conditions de prise en charge des patients. Les établissements hospitaliers peuvent compter sur l’engagement sans faille de leurs collaborateurs. Environ 97% d’entre eux sont fortement impliqués et quatre sur cinq restent très attachés aux valeurs de service public , ls trois quarts défendent leur établissement. Ces score doivent être considéré comme « une force pour relever les défis à venir », analyse Jérôme Miara, PDG d’Obea. A condition que les DRH concernés et leur staff disposent de moyens adaptés pour valoriser ce potentiel.

 

C’est loin d’être le cas. Les intéressés font face à de fortes contraintes budgétaires. « Les préoccupations des DRH sont ainsi concentrées sur la maîtrise de la masse salariale », constate l’étude. C’est le premier sujet de préoccupation pour 80% des sondés, et ce taux bien supérieur à celui observé dans le secteur privé, souligne le document. L’impératif budgétaire ne laisse que peu de temps à l’accompagnement collectif ou individuel du changement. Il n’est pas étonnant que les risques psychosociaux flambent, même si plus de 84% d’entre eux affirment avoir entrepris des démarches de prévention.

 

Malgré tout cela, 80% des DRH disent avoir « une perception positive du climat social ». Leur assurance commence à tanguer toutefois : plus de la moitié anticipe une dégradation dans les prochains mois.