Il y a-t-il un avenir professionnel pour les femmes sur le carreau après 45 ans ?

L’Association Force femmes présidée par Véronique Saubot (photo) a voulu cerner les difficultés de réinsertion des seniors de sexe féminin qui passent par la case chômage ou décrochage professionnel. Entre juin et septembre, elle a  interrogé 511 d’entre elles, dont plus des trois quarts ont un niveau bac+2 ou supérieur. Résultat : c’est difficile, mais possible.

Plus de la moitié (55%) de celles qui ont été sur le carreau se sont repositionnées en CDI. Dans quatre cas sur dix, elle ont changé  de branche. Les activités  de reprise les plus citées sont le commercial, la formation et  l’économie sociale. L’enquête conclut aussi que les atouts des femmes quinquas ne diffèrent pas de ceux qui favorisent leurs homologues masculins : l’expérience, l’autonomie, la capacité à prendre du recul. Toutefois, un zeste d’intelligence émotionnelle fait la différence.

 

Trois personnes sur quatre disent avoir rencontré des freins à l’embauche : coût salarial, surdimensionnement, difficulté d’intégration au sein d’équipes plus jeunes, etc.  Dans 70% des situations, les intéressées ont baissé leurs prétentions salariales pour retrouver un job. Environ 87% d’entre elles ont accepté une rémunération inférieure de 10% à leurs exigences initiales, et 35%  les ont dimionué d’un tiers. En outre, une femme sur quatre a changé de région pour dénicher le contrat d’embauche.

 

L’accompagnement a souvent joué un rôle déterminant. Celles qui ont été épaulées par Force femmes ont bénéficié d’un coaching pour une durée moyenne de 8 mois, le temps de retrouver confiance en elles, de sortir de l’isolement, de reconstruire et développer un réseau.