Impact du Covid-19 sur l’organisation de l’entreprise : le tandem DG-DRH sur le pont

Face à la crise sanitaire et aux adaptations qu’elle implique, le duo DG-DRH est en première ligne, avec deux objectifs impératifs : la protection de la santé des collaborateurs et la préservation de l’emploi et de la compétitivité. L’ANDRH a interrogé entre le 26 mars et le 6 avril, ses adhérents sur les mesures qu’ils ont été amenés à prendre dans leur entreprise. Les témoignages des 550 répondants, publiés ce 9 avril,  en disent long sur l’urgence, la complexité et la difficulté de la situation.  À commencer par l’institution d’une cellule de crise en appui au plan de continuité d’activité. C’est le cas dans neuf structures sur dix.

 

L’une des décisions les plus pressantes concerne la réorganisation temporaire.  Dans ce registre, le télétravail est le premier levier, actionné par 95 % des DRH, mais pas le seul. Les outils d’échange à distance tels que les webconférences, les meetings téléphoniques, le partage de documents ont été déployés ou renforcés. Non sans difficulté. Une fois sur deux, le matériel a fait défaut pour équiper tous les collaborateurs. En outre, tous les managers ne sont pas aptes à piloter des équipes dans ces conditions exceptionnelles. Résultat : 38 % des DRH sont appelés en renfort.

 

Ce n’est pas tout, 41 % des duos DG-DRH ont dû recourir à l’activité partielle pour tout ou partie du personnel. Pour les effectifs au travail, presque tous les DRH sont mobilisés pour procéder à des contrôles de la distanciation sociale et du respect des gestes barrière, tout en veillant à la fourniture des équipements et services de nettoyage. La situation appelle également le réaménagement des espaces de travail et l’aménagement du temps de travail.  Principalement en tablant sur les jours de congé. Moins de deux DRH sur dix dont le personnel est présent sur site recourent aux dérogations.