Index de l’égalité professionnelle 2021 : le ministère du Travail enclenche le compte à rebours

Toutes les entreprises de 50 salariés et plus doivent calculer et publier leur Index de l’égalité professionnelle le 1er mars 2021 au plus tard. Elles doivent aussi transmettre leur note globale et leurs indicateurs à la Direccte ou Dieccte ainsi qu’à leur comité social et économique (CSE).Afin de les aider à remplir leur obligation, le ministère du Travail met des outils à la disposition des employeurs. Un simulateur en ligne (accessible à l’adresse index-egapro.travail.gouv.fr) permet de calculer l’index et de transmettre les données à l’administration ? Le ministère propose également aux PME des e-stages gratuits de trois heures sur le calcul de l’Index et sur les mesures correctives à mettre en place quand le score révèle des disparités entre les femmes et les hommes. Autre forme d’appui : des modules gratuits en ligne pour permettre aux entreprises de se former à leur rythme. Par ailleurs , des référents sont joignables au sein des Direccte et Dieccte.

 

D’un autre côté, l’administration prévient que cette année, les contrôles de l’inspection du travail seront renforcés (en 2020, près de 8 000 vérifications avaient été faites). Les entreprises de plus de 250 salariés en seront à leur troisième exercice, dernière année pour améliorer effectivement leur note avant la première mesure de résultat. Pour la première fois, leurs résultats seront publiés sur le site du ministère du Travail. Un exercice de transparence qui permet d’accélérer les changements et la mise en œuvre de bonnes pratiques, comme en attestent les résultats des premières campagnes. En 2019, 17 % des entreprises de plus de 1000 salariés avaient une note inférieure à 75. En 2020, elles n’étaient plus que 4 %.

 

L’Index est une note sur 100 points, calculée chaque année à partir de quatre ou cinq indicateurs suivant la taille de l’entreprise. En cas d’Index inférieur à 75 points, l’entreprise doit prendre des mesures correctives, pour diminuer les écarts dans un délai de trois ans, sous peine de sanctions financières pouvant atteindre 1 % de la masse salariale.