Index égalité : FO fait un premier bilan mitigé

Six mois après la mise en œuvre de l’index égalité pour les entreprises de plus de 1000 salariés, FO fait un premier état des lieux.

 La deuxième phase de déploiement de l’index est proche. Les entreprises de 250 à 1000 salariés devront publier leur score le 1er septembre. FO en profite pour faire le point sur les six premiers mois du dispositif, « sur la base des résultats des 92 % d’entreprises de plus de 1000 salariés qui ont publié leur note à ce jour ».Résultat : près d’une entreprise sur trois ne respecte pas le rattrapage salarial au retour de congé maternité. C’est pourtant obligatoire depuis 2006. Sur ce point, FO avait préconisé un mécanisme de malus pénalisant les entreprises hors la loi. « Nous n’avions malheureusement pas été entendus », regrette l’organisation.

 

 Autre point noir, l’indicateur de mixité des dix plus hautes rémunérations. Il confirme la persistance d’un plafond de verre. « Près de la moitié des entreprises a obtenu un zéro, ce qui signifie qu’elles n’ont au mieux qu’une femme parmi les dix plus gros salaires » note la confédération.

 

Concernant les indicateurs qui mesurent les écarts de rémunération, d’augmentations et de promotions, la totalité des effectifs n’est pas toujours prise en compte. Lorsqu’un panel ne compte pas suffisamment de personnes de chaque sexe, le groupe de comparaison n’est pas considéré dans le calcul de la note. « De fait, bon nombre de salariés passent sous les radars ».

 

Pour FO,  le niveau des notes obtenues (en moyenne 83/100 et seulement 20 % des entreprises sous la barre fatidique de 75/100) pourrait compliquer la négociation d’accords d’égalité professionnelle dans les entreprises. Elle s’interroge sur « l’incohérence entre ces résultats et l’écart reconnu de -25 % entre la rémunération des femmes et celles des hommes. Il est donc indispensable de poursuivre les réunions tripartites de suivi de mise en œuvre et de faire un bilan de l’index afin de l’améliorer pour enfin atteindre l’objectif fixé : la suppression effective des écarts de rémunération ».