Industries ferroviaires : querelle franco-allemande autour des emplois

La société allemande Vossloh vient de décrocher un marché de 44 locomotives diesel, pour un montant d’environ 140M€. En prime, l’usine de Kiel qui fabriquera le matériel pourrait bénéficier d’investissements supplémentaires. Le commanditaire n’est autre que Akiem, loueur de locomotives, détenu depuis juin dernier à parts égales par la SNCF et Deutsch Bank. La CFE-CGC du groupe Alstom « s’étonne » de ce choix qui se ferait selon elle « au détriment du constructeur français Alstom ».

 

Pour le syndicat, ce serait un coup dur pour les établissements de Belfort (90) et d’Ornans (25). Lesquels enchaînent plans de départs volontaires et restructurations, leur effectif fondant comme neige au soleil.

 

L’organisation avait précédemment réclamé davantage de patriotisme économique lors du renouvellement des véhicules tout terrain de l’armée française au printemps 2015 . L’américain Ford avait coiffé PSA au poteau. « La logique financière de court terme continue à sévir chez les décideurs nationaux, hypothéquant chaque jour davantage l’avenir de l’industrie française », considère-t-elle.