Insertion des chômeurs par l’activité économique : bien, mais peut mieux faire, juge la Cour des comptes

Un rapport de la Cour des comptes publié ce 15 janvier porte une appréciation « plutôt positive » sur l’insertion par l’activité économique, comparativement à d’autres dispositifs de la politique de l’emploi. Le document recommande aux pouvoirs publics de renforcer ce dispositif qui « apporte des réponses à une partie des difficultés sociales et professionnelles du public accompagné » .

 

Les entreprises d’insertion, qui emploient et accompagnent chaque année 60 000 personnes en difficulté, se félicitent de ce demi-satisfecit. Elles se disent prêtes à amplifier leur contribution à la lutte contre le chômage de longue durée. Alors que le gouvernement a annoncé l’objectif de créer 100 000 postes d’insertion supplémentaires d’ici 2022, « les entreprises d’insertion souhaitent y prendre toute leur part et recruter davantage de personnes durablement éloignées de l’emploi », insiste la fédération qui les regroupe.

 

Néanmoins, les magistrats de la rue Cambon estiment que des améliorations doivent être apportées pour accentuer les performances de ces acteurs. Parmi les recommandations formulées figure l’amélioration de l’évaluation. Cela pourrait passer par la définition de modalités d’observation du retour à l’emploi des salariés en parcours six mois après la sortie de la structure et au cours des trois années suivant

 

Le rapport préconise aussi de revoir le niveau des aides au poste d’insertion, «  sans déstabiliser les structures sur le plan économique ni dégrader la qualité de l’accompagnement ». Une autre proposition vise à orienter les financements publics destinés à soutenir l’effort de formation des structures vers les opérateurs de compétences. Il est aussi question d’ajuster au plus « les outils de pilotage, de coordination et d’accompagnement des dynamiques territoriales de l’insertion par l’activité économique ». Tout en allégeant les procédures administratives