Insertion des jeunes : Myriam El Khomri réplique au rapport de la Cour des comptes

La ministre de tutelle, Myriam El Khomri, réplique par communiqué au rapport de la Cour des comptes sur les dispositifs d’accompagnement des jeunes vers l’emploi. Le document de la rue Cambon publié le 5 octobre reconnaît les efforts de l’État,  mais juge les mécanismes trop nombreux et peu efficaces. Il préconise de privilégier l’alternance.  La ministre rétorque : « il n’y a pas pour un jeune une seule trajectoire d’accès à l’emploi. Certains ont besoin de retourner en formation initiale, d’autres en formation professionnelle. Certains ont besoin d’un accompagnement intensif, d’autres d’un certain degré d’autonomie. C’est pour répondre à la situation de chaque jeune que nous proposons des parcours adaptés ».

 

L’insertion des jeunes reste une priorité du budget 2017, souligne le communiqué. L’État y consacrera 747 M€, soit 176 M€ de plus que cette année.  La ministre reconnaît néanmoins la nécessité de simplifier les accès. Ce sera chose faite, promet-elle, avec la création du « parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie »  à partir du 1er janvier 2017.

 

Les résultats obtenus jusqu’ici sont convenables aux yeux du ministère. Les emplois d’avenir ont bénéficié à 300 000 jeunes depuis 2012, surtout à ceux les plus menacés d’exclusion. Fin juin 2016, 79,6 % des jeunes recrutés n’avaient pas le bac, et 34 % de ceux embauchés en 2016 résidaient dans les quartiers prioritaires de la ville et dans des zones de revitalisation rurale. 

 

De même, la Garantie Jeunes atteint son objectif selon Myriam El Khomri. « Les premiers résultats publiés en juillet 2016 révèlent que le taux d’emploi des bénéficiaires passe de 30 à 40 % et que cette hausse recouvre quasi exclusivement un accès à de l’emploi durable, c’est-à-dire des CDI ou CDD de plus de 6 mois, dans le secteur marchand ». Le budget 2017 prévoit la généralisation de la Garantie Jeunes et l’entrée de 150 000 bénéficiaires supplémentaires.