Insertion des personnes éloignées de l’emploi : l’État appelle les associations à la rescousse

Dans le cadre de France Relance et du plan « 1 jeune, 1 solution », l’État compte de déployer, en 2021, quelque 150 000 Parcours emploi compétences (PEC), dont 80 000 dédiés aux jeunes de moins de 26 ans. Ce dispositif qui consiste en un contrat aidé est destiné à des personnes éloignées de l’emploi qui rencontrent des difficultés sociales et professionnelles. Il leur permet de s’engager dans une expérience professionnelle avec un accompagnement tout au long de leur parcours, tant par l’employeur que par le service public de l’emploi.

Ces contrats donnent le droit à l’employeur du secteur non marchand de percevoir une aide en contrepartie du parcours d’accompagnement qu’il met en place. Couramment, 80 % du SMIC brut pour les résidents des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et des zones de revitalisation rurale (ZRR) ; 65 % du SMIC brut pour les jeunes de moins de 26 ans ou les travailleurs handicapés de moins de 31 ans.

Un premier échange a eu lieu entre Élisabeth Borne, ministre du Travail, et Olivia Grégoire (photo), secrétaire d’État chargée de l’Économie Ssciale et les représentants de plusieurs associations et acteurs de terrain, dont ceux de Synergie Family, La Cravate solidaire, Banlieues Santé ou Siel Bleu. Des structures têtes de réseaux, à l’image de l’Udes et du Mouvement associatif, sont aussi impliquées. Dans un premier temps, il s’agit de « recueillir leurs témoignages et répondre à leurs questions sur les Parcours Emploi Compétences (PEC). » Les ministres promettent d’améliorer « la prise en main des PEC et des différents dispositifs de soutien à l’emploi mis à la disposition des acteurs ».