Insertion : la bonne recette du contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation a la cote. Surtout dans l’industrie, un peu moins dans les services. Les bénéficiaires, d’un niveau de plus en plus élevé, s’insèrent plutôt bien à l’issue du parcours.

La Dares publie ce 20 avril un bilan du contrat de professionnalisation en 2015, année au cours de laquelle 185 900 embauches ont été effectuées via ce dispositif, soit une hausse de 5 % en un an. La progression est plus forte dans l’industrie (+7 %) et dans les activités de services (+6 %), tandis que le secteur de la construction apprécie de moins en moins cette filière (-11 %).

 

La Dares note que les PME de moins de 200 personnes recourent davantage à la formule que les grands groupes. Dans les premières, les recrutements par ce biais progressent de 7 % , contre 3 % pour les derniers. Autre constat : le contrat de professionnalisation concerne des publics toujours plus qualifiés, titulaires d’un bac+3, voire plus. Toutefois, relativise l’étude, la majorité des bénéficiaires ont un niveau équivalent ou inférieur au baccalauréat.

 

Dans neuf cas sur dix, contrat de professionnalisation rime avec CDD, pour une durée moyenne de 14 mois, assortis d’une formation qui atteint couramment 587 heures, avec des variations selon le profil de l’intéressé. L’étude indique que sept personnes sur dix 10 préparent un diplôme ou un titre à finalité professionnelle reconnu par l’État et enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Ee taux d’insertion est bon : 72 % des bénéficiaires ayant terminé leur contrat de professionnalisation en 2014 sont en emploi six mois après et 62 % d’entre eux sont en emploi durable non aidé.