Insignifiant pendant les années de crise, le turn-over des cadres reprend

Avec l’embellie sur le marché de l’emploi des cadres, la menace du turn-over des meilleurs éléments revient au galop.
Robert Half, expert du recrutement spécialisé, publie les résultats de son enquête annuelle sur la fidélité à l’entreprise. On y apprend que les DRH sont particulièrement préoccupés par le risque de perdre les meilleurs éléments. Ils ont 80 % à citer ce risque, contre 72 % en 2014. Et un sur cinq en fait une priorité.

L’enquête révèle que les principales raisons qui conduisent les salariés à rejoindre d’autres entreprises sont, pour 35,5 % des professionnels des ressources humaines, l’aspiration à une meilleure rémunération. 27,5 % citent plutôt des possibilités d’évolution de carrière plus intéressantes. 17,5 % des DRH estiment que la recherche d’un meilleur équilibre entre vies professionnelle et personnelle est à l’origine des départs ou intentions de rupture.

 

Parmi les autres motifs cités figurent, toujours selon les DRH, la proximité du lieu de travail (13,5 %), une culture d’entreprise en adéquation avec les valeurs personnelles (5,5 %), des relations plus harmonieuses avec son manager ou avec la direction (0,5 %).

 

«Ces départs entraînent des coûts liés au processus de recrutement, à la formation de nouveaux profils ainsi qu’un manque à gagner concurrentiel. Les chiffres révélés par cette étude doivent être regardés comme un signal propre à interpeller les entreprises et les salariés » rappelle Olivier Gélis, DG de Robert Half.