Jeunes : des associations se disent alarmées par le niveau de détresse

 Un collectif de sept associations s’en prend à la politique du gouvernement en matière de jeunesse, jugée timorée. « À l’heure où deux projets de Loi attirent l’attention sur la formation et le travail et l’égalité et la citoyenneté, le gouvernement doit renforcer sa volonté d’offrir à chaque jeune la possibilité de sécuriser son parcours et d’avoir une place à part entière dans la société », dit la coalition.

Plus critique que force de proposition, le collectif souligne « la différence profonde entre une possibilité offerte à quelques-uns et un droit pour toutes et tous » et rappelle la galère des juniors dont un sur quatre est au chômage, tandis que 34 % des actifs de 15 à 29 ans ont un emploi précaire et 1,6 à 1,9 millions de jeunes restent sur le carreau, dépourvus de formation. En outre, 7 jeunes sur 10 ont des difficultés à avoir un logement et 23 % des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté.

 

Mais en dehors d’un consensuel, « les jeunes sont une richesse, ils ne sont pas un problème à résoudre », les associations ne défendent aucune piste précise. Elles indiquent simplement qu’il faut instituer « un droit pour toutes et tous à construire son parcours et à vivre dignement. Cela signifie la création d’un droit à l’éducation et la formation tout au long de la vie assorti de ressources dès 18 ans et le droit commun pour tout ce qui concerne l’accès des jeunes aux droits sociaux ».

 

Ces structures avaient déjà signé en 2012, un  « appel pour un big-bang des politiques jeunesse ». Leur alerte arrive au moment où l’exécutif déploie la garantie jeunes. Ce dispositif s’adresse précisément aux jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus, qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation et subissent une grande précarité. Après une première expérimentation, il a été étendu à 19 nouveaux départements (61 missions locales), le 18 mars dernier. Le projet de loi travail prévoit sa généralisation en 2017. Cela reste insuffisant, estiment les contestataires, en parlant d’un « parcours du combattant » imposé à la jeunesse démunie.