Jeunes diplômés: qu’importe le type de contrat, pourvu qu’ils décrochent le job

Page Personnel dévoile les résultats d’une étude dédiée à l’entrée des jeunes diplômés sur le marché du travail, réalisée auprès de plus de 500 jeunes aux profils et aux parcours variés. À contre-courant du pessimisme ambiant et des idées-reçues sur les jeunes diplômés, il en ressort que les juniors sont « réalistes, débrouillards et flexibles »

 

Pour 55 % d’entre eux, le type de contrat de travail ne constitue plus un élément essentiel : ils privilégient l’intérêt du poste ou le fait de pouvoir commencer à travailler. Ils n’hésitent donc plus à étendre leurs recherches aux contrats en CDD ou intérim : près de la moitié (47 %) des répondants en poste actuellement ont été embauchés en CDD ou intérim. Il n’hésitent pas à accepter des contrats temporaires en CDD ou intérim. Sept sur dix affirment qu’ils auraient accepté ces formes d’emploi pour le poste de leur rêve. D’ailleurs, près de la moitié de ceux en poste sont entré en fonction de cette manière. Et ils ont trouvé un job beaucoup plus rapidement : en moins de deux mois, dans deux cas sur trois.

 

S’ils parviennent à trouver un premier emploi rapidement, les jeunes diplômés le doivent en grande partie aux recherches qu’ils ont menées par leurs propres moyens. Les voies privilégiées étant : l’annonce en ligne (42 %), et le truchement d’un cabinet de recrutement (19 %). Seuls 14 % d’entre eux se sentent accompagnés par leur école dans leurs recherches, phénomène d’autant plus marqué pour les diplômés de Master 2 (92 % se disent non accompagnés).

 

L’un des principaux critères de cette génération est l’équilibre entre vies professionnelle et privée. L’environnement de travail compte.Par ailleurs, 55 % des personnes interrogées se disent prêtes à s’installer à l’étranger dans les années à venir .

 

Enfin, pour cette génération, la fidélité à l’entreprise ne pèse pas lourd. 35 % des diplômés de la promotion 2011 ontdéjà occupé au moins 4 postes différents. Il est aujourd’hui plus difficile pour les employeurs de transmettre à leurs jeunes salariés le sentiment d’appartenance à l’entreprise. Il semble qu’ils ont tendance à appliquer dans leur vie professionnelle une habitude qu’on leur connaît dans leur vie personnelle : le zapping. La rétention de ces jeunes collaborateurs sera probablement l’un des enjeux les plus importants pour les entreprises dans les années à venir » précise Julien Barrois, directeur exécutif senior chez Page Personnel.