La branche de la Mutualité sociale agricole fabrique des travailleurs pauvres, déplore la CFDT

Quatre ans sans augmentation collective pérenne dans la branche de la Mutualité sociale agricole (MSA),  c’est abusif, estime la fédération CFDT Agri-Agro.  Elle ne digère pas l’attitude de la délégation patronale, arrivée en séance de négociation salariale le 9 décembre dernier les mains vides, « sans éléments, sans réponses à nos demandes et sans propositions », dixit le syndicat.

 

Voyant dans la stratégie des employeurs un « manque de considération », les négociateurs cédétistes ont claqué la porte. « Il est inadmissible qu’un organisme de protection sociale contribue à « fabriquer » des travailleurs pauvres. Plus de 10% l’effectif de la Mutualité sociale agricole perçoivent un différentiel salaire tous les mois pour atteindre le SMIC ; de ce fait, un grand nombre de salariés MSA sont éligibles aux minimas sociaux ». Tous ne demandent même pas cette aide. Résultat, une partie des travailleurs vit dans la précarité et dans l’anonymat total.

 

« Au travers de notre demande de réévaluation de la valeur du point, il s’agit de maintenir le pouvoir d’achat des plus précaires et, aussi, faire que l’investissement et le professionnalisme des salariés de la MSA, qui ne sont plus à démontrer, soient réellement reconnus et considérés au-delà des félicitations d’usage », fait valoir  la CFDT.

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