La CFE-CGC satisfaite des annonces conjointes de l’État et d’Alstom

Le soulagement est général. La CFE-CGC d’Alstom se dit satisfaite des annonces faites ce matin par le secrétaire d’État à l’industrie, Christophe Sirugue, et Henri Poupart-Lafarge, PDG du groupe, relatives à l’avenir du site de Belfort.

Les équipes d’ingénierie de Belfort développeront les motrices du TGV du futur. L’État (à travers l’Ademe), et Alstom consacreront 30 M€ à ce développement., d’ici 2018. Le développement du TGV du futur est assuré par SpeedInnov, coentreprise portée par Alstom et l’ADEME dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) pour développer la future génération de trains à grande vitesse. Les premiers exemplaires seront produits à partir de 2021.

 

Alstom va investir 30 millions d’euros d’ici 2018 pour développer et industrialiser une plateforme de locomotive de manœuvre hybride ou diesel bien adaptée au marché et développée par l’ingénierie de Belfort. L’État pourra, après une instruction approfondie, apporter un soutien financier au développement de cette plate-forme. La SNCF confirme sa commande via sa filiale SNCF Mobilités de 6 rames TGV pour la ligne Paris-Turin-Milan, et via sa filiale SNCF Réseau de 20 locomotives destinées au secours des trains en panne. Par anticipation de l’arrivée des lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et MontpellierPerpignan, l’Etat commandera 15 rames TGV Euroduplex pour équiper la ligne Intercités Bordeaux-Marseille. L’ensemble de ces commandes permettront de maintenir l’expertise et la compétence industrielle du site de Belfort. Par ailleurs, l’Etat confirmera avant novembre 2016 la commande de 30 rames Intercités. Ceci permettra de conforter le site Alstom de Reichshoffen.

 

En outre ; Alstom va poursuivre dans les trois prochaines années un développement ambitieux de son activité de services sur le site de Belfort. Dans cet objectif, Alstom investira 5 millions d’euros sur le site d’ici 2019 afin de moderniser l’outil industriel (réparation, maintenance légère et lourde et les travaux de modernisation du matériel) avec un objectif d’employer à terme 150 salariés sur cette activité. La CFE-CGC « se félicite tout particulièrement que dans la foulée, le plan de délocalisation de Belfort sur Reichshoffen soit abandonné ».