La CFTC déroule ses propositions pour développer l’apprentissage

Le Premier ministre, Manuel Valls et le ministre du Travail, François Rebsamen, reçoivent le 7 et le 12 mai les partenaires sociaux pour recueillir leurs préconisations concernant le  développement de l’apprentissage. La CFTC qui s’autoproclame « syndicat des apprentis » est la première à dégainer ses propositions. 

 

Le syndicat propose de favoriser la mise en relation des entreprises avec les jeunes et leurs parents ; d’élargir l’accès aux filières supérieures, tout en valorisant les métiers, y compris ceux de demain (filières d’avenir) et de la fonction publique. Les chambres patronales seraient mises à contribution, pour promouvoir ce mode d’insertion auprès de leurs adhérents, en lien avec l’éducation nationale. 

 

« La lutte contre les ruptures de contrat d’apprentissage doit également constituer une priorité », ajoute la CFTC. On compte actuellement 25 % de décrocheurs en cours de contrat, avec 10 % dans la métallurgie, 23 % dans le commerce et 37 % dans l’hôtellerie-restauration. « Il suffirait de réduire ce taux pour quasiment atteindre l’objectif de 500 000 jeunes en alternance en 2017 ». L’organisation recommande d’améliorer la qualité de l’orientation vers ces professions.

 

Ces suggestions seraient assorties d’obligations, voire de mesures coercitives. Ainsi, les entreprises qui auraient recours aux contrats en alternance comme un apport de main-d’œuvre qualifiée, bon marché, sans contrepartie pédagogique, pourraient être sanctionnées. De même, les tuteurs devraient être formés et leur action d’encadrement suivie de plus près.

 

Au chapitre des avantages sociaux, la CFTC propose que les apprentis des TPE, bénéficient des mêmes droits que les salariés des grandes entreprises et les étudiants : œuvres sociales tickets restaurant, chèque vacances dans le premier cas, hébergement, transport, tarifs réduits dans le second. Mieux, « un effort supplémentaire doit être accordé pour l’achat des fournitures (livres, outils, équipement de sécurité…), afin de renforcer l’attractivité de certains secteurs ».