La CGPME rêve de modifier la constitution pour la rendre compatible avec les PME

Pour les petits patrons, la récente censure par le Conseil constitutionnel d’une disposition de la loi Macron qui prévoyait un barème d’indemnités différencié en fonction des effectifs est la mesure de trop. « La France compte aujourd’hui moins de 5 000 entreprises de plus de 250 salariés. L’immense majorité des entreprises est donc constituée de TPE-PME confrontées à des problèmes quotidiens différents de ceux des grands groupes internationaux dont notre pays peut légitimement s’enorgueillir. Assimiler la vie au jour le jour des PME et celle des multinationales serait une erreur. Le dirigeant d’une petite entreprise ne se préoccupe pas de l’évolution de la Bourse, mais de celle de son carnet de commandes et, pour lui, chaque fin de mois est un cap », plaide la CGPME.

 

Elle juge donc « indispensable » de permettre l’adoption de mesures adaptées spécifiquement aux TPE-PME et à leurs salariés. Et elle a une idée : « moderniser notre droit en ce sens en modifiant, le cas échéant, la constitution française pour la rendre « PME compatible » ».