La CGT fait une analyse incendiaire du projet de loi El Khomri

Après un temps de silence, les syndicats commencent à s’exprimer sur le projet de loi de la ministre du Travail. La CGT n’y lui trouve aucune avancée. 

Pour la CGT, « Ce texte offre en effet une liberté totale au patronat, et constituerait, s’il était adopté, un recul historique des droits pour les salariés». Aucun des 53 articles ne trouve grâce aux yeux de la confédération. Les 35 heures seront rendues obsolètes. Non seulement les heures supplémentaires ne seront pratiquement plus payées, mais le temps de travail pourra aussi être modulé sans aucune contrepartie salariale, s’insurge l’organisation, par communiqué.

La primauté sera donnée à l’accord d’entreprise, la mise en œuvre du référendum d’entreprise, qualifié de chantage d’entreprise, le plafonnement des indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif, et surtout l’élargissement de la définition du licenciement économique suscitent son ire.

« La future réforme du droit du travail instaure de fait la course au moins-disant social pour les entreprises et un salariat low cost. Elle est sous-tendue par l’idée que les protections sociales accordées aux salariés seraient la cause du chômage », conclut la CGT. Elle propose « la prise en compte de droits nouveaux pour répondre aux défis du XXIe siècle “ et notamment des augmentations salaires, et la réduction du temps de travail, ramené à 32 heures. ‘Des solutions pour retrouver la croissance’, estime-t-on à Montreuil.