La CGT, FO, la FSU et Solidaires rêvent d’un 1er mai commun, percutant

Tous derrière le quatuor CGT, FO, FSU et Solidaires, pour un 1er mai « une journée de mobilisation et de manifestation, pour s’engager avec détermination pour l’emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et la paix dans le monde ». En tête de la liste des revendications figure « un plan d’urgence pour rebâtir un système public de santé à hauteur des besoins » dans les services de réanimation, dans les établissements hospitaliers et médico-sociaux , en plus de la filière pharmaceutique dont il faut vitaminer les moyens.

 

En second lieu, les quatre organisations réclament d’une même voix le « renforcement de la solidité de notre système de protection sociale ». En troisième lieu, appel est fait à l’exécutif pour freiner les plans sociaux. « De trop nombreux plans sociaux, de restructurations injustifiées, de délocalisations d’activités avec leur cortège de suppressions d’emploi sont en cours. Beaucoup d’entreprises ont pourtant bénéficié d’aides publiques importantes sans aucune contrepartie ». En clair, l’aide doit être conditionnée au respect de normes sociales et environnementales et à la préservation des emplois.Une quatrième revendication porte sur la lutte contre la pauvreté et la précarité : « la pauvreté gagne du terrain en particulier chez les jeunes et les salariés fragilisés par des contrats à durée déterminée »

 

Les syndicats taillent en pièces la politique gouvernementale. Elles condamnent la réforme de l’assurance chômage, qui « pourrait pénaliser plus 1,7 million de demandeurs d’emploi, parmi eux les plus précaires et particulièrement les plus jeunes ». Il serait donc « sage » d’y renoncer, en même temps qu’à la réforme des retraites. Last but not least, les organisations déplorent la « limitation des libertés et du rôle essentiel du syndicalisme ». Elles se disent déterminées à « combattre toutes les entraves à l’activité syndicale et toutes les atteintes aux libertés individuelles et collectives notamment le droit constitutionnel de manifestation ».