La CGT maintient son mot d’ordre pour le 12 septembre.

La confédération de Montreuil soulève cinq griefs majeurs  dans le projet de réforme du Code du travail. Elle maintient le mouvement social prévu le 12 septembre prochain.

Pour la CGT, il ne fait aucun doute que la réforme du Code du travail va « accentuer l’inversion de la hiérarchie des normes  engagée dès 1984 et qui n’a cessé de s’intensifier au fil des différentes réformes ». L’organisation de Philippe Martinez (photo)  voit venir «  la primauté de l’accord d’entreprise, même moins favorable, sur l’accord de branche », dans les domaines tels que les primes, les indemnités, le  congé de maternité, Dans le même temps, l’accord de branche  l’emportera sur la loi dans certains cas, notamment en matière de durée et de conditions de renouvellement des CDD et des  contrats de chantiers.  Résultat :  «dumping social et concurrence entre les PME », dit en substance la confédération .

 

La CGT déplore également la dilution du CHSCT dans le futur conseil social et économique d’entreprise, « à l’heure où la souffrance au travail,  les maladies professionnelles et accidents du travail s’intensifient ».

 

Son troisième grief porte sur la possibilité donnée aux patrons de PME de négocier directement avec les salariés, en l’absence de syndicat. « Le patronat vient d’obtenir une relation de gré à gré avec un salarié isolé et non protégé dans les PME/PMI. On imagine aisément comment pourront se dérouler de futures négociations »

 

En quatrième lieu, la CGT s’emporte contre l’assouplissement des règles de licenciement. «  Ce sont encore moins de droits et de protection pour les salariés ».

 

Enfin, elle juge inacceptable  le plafonnement des indemnités prud’homales, « ce qui pourra permettre à un employeur de provisionner un licenciement et amortir l’embauche d’un jeune de qualification égale mais moins payé ».